Les roues

Le Musée du Charroi présente environ soixante dix roues aux visiteurs.

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LA ROUE DE MONTJAUX.

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Cette roue est particulièrement ancienne. Le fait qu’elle soit pleine (absence de rayons) et discoïdale, la face contre le mur est plate tout comme un disque, laisse à penser qu’elle date au moins du XVIIIème siècle.

 

 

 

 Parmi la collection présentée, voici quelques exemplaires à ne pas manquer…

 

LA ROUE A « GALATADO »

dsc_0410Avant de maîtriser la technique du bandage de fer d’un seul tenant, on a protégé les roues avec des patins amovibles en bois comme sur l’exemple ci-contre, ou en cuir (notamment dans le Cantal). Une fois usé, le bandage était remplacé. Les exemplaires de roues à galatado aussi bien conservés sont aujourd’hui particulièrement difficiles à trouver!

 LA ROUE FERREE PAR SECTION

dsc_0587Peu à peu, les hommes ont de mieux en mieux maîtrisé le fer, et ils ont pu l’utiliser à la place des bandages de bois ou de cuir. Cependant, ils ont commencé à ferrer les roues par section.

LA ROUE DE L’AUBRAC

dsc_0583En revanche, sur cette roue, on remarque qu’aucun système de protection n’a été mis en place. Cette roues a été utilisée sur la région de l’Aubrac, la montagne de l’Aveyron, zone ou le gel et la neige faisaient le quotidien. Ainsi, les charrons utilisaient des jantes plus épaisses pour assurer la solidité de la roue et s’arrangeaient pour faire dépasser les rayons sur le coté extérieur de la roue, ce qui aboutissait à la présence de crampons, assurant l’adhérence du véhicule sur les terrains glissants.

LA ROUE AMERICAINE

 

 

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Cette roue nous vient tout droit des Etats Unis d’Amérique. Des roues américaines en Rouergue? En 1917, les américains interviennent dans la première guerre mondiale et amènent leurs chars et canons de guerre. M. Rey, charron à Moyrazès, explique comment elles ont pu rester en Aveyron:
« En 1919, lors de la démobilisation à Bergerac, j’ai acheté 2000 roues de canons ou de fourgons, au dépôt de Bergerac à l’armée américaine qui réembarquait. Ainsi, lorsque je montais un char, je n’avais pas à fabriquer les roues ».

Ces roues diffèrent de la fabrication classique d’une roue, particulièrement au niveau du moyeu qui est métallique. La jonction entre les rayons et les jantes est elle aussi métallique, alors que traditionnellement, tous les éléments de la roue s’emboîtent les uns dans les autres.

 

 

LA ROUE DE LA PREMIERE VOITURE AUTOMOBILE

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Il s’agit d’une des roues avant d’une des premières automobiles De Dion Bouton, avant que ce fabriquant n’utilise le pneu caoutchouté. Une nouveauté: les rayons sont à extrémité touchantes, car la technique des mortaises et tenons n’est pas utilisée.

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